Se promène dans les étoiles
Tout comme les barques à voiles
Vont sur la mer.
C'est un moulin des anciens âges
Qui soudain a quitté le sol
Et qui, par dessus les villages a pris son vol
Les grands oiseaux ont peur de ses ailes,
Mais les enfants le trouvent beau,
Ce grand cerf-volant sans ficelles
Qui va si haut
Moi plus tard, en aéroplane,
Plus hardi que les plus hardis
Je compte bien aller -sans peine-
Au Paradis.
Lucie Delarue-Mardrus (1880-1945)
